Statistiques du suicide

SOS Suicide Dialogue

Répartition par sexes

Si les victimes du suicide sont pour près des trois quarts des hommes, les tentatives de suicide sont majoritairement le fait de femmes (65  % des tentatives de suicide avec une prédominance des intoxications médicamenteuses).

Répartition par âge

Disparités régionales

Le taux de décès par suicide en France métropolitaine en 2010 est de 16,5 (taux de décès pour 100 000 habitants). Toutefois, des écarts régionaux importants sont observés : les régions de l’Ouest et du Nord sont très nettement au-dessus de la moyenne nationale. Les taux les plus élevés sont observés en Bretagne (28,1), Basse-Normandie (25,6), Nord-Pas-de-Calais (21,8), Limousin (22,9), Bourgogne (20,9), Centre (20,9), Champagne (20,7), Poitou-Charentes (20,5) et Pays-de-la-Loire (20).

Evolution

Malgré une diminution générale : 10333 suicides en 2010 en France métropolitaine contre 11403 en 1990, le taux de suicide reste élevé, notamment chez les hommes.

Le taux de décès par suicide pour 100 000 habitants est passé de 20,3 en 1990 à 16,2 en 2010 (de 32,3 à 24,7 chez les hommes et 10,7 à 8,3 chez les femmes).

Cette diminution concerne davantage les personnes âgées et les jeunes que les personnes d’âge moyen (45-64 ans) pour lesquelles ces taux ont stagné.

Pensées suicidaires

Selon les données du Baromètre Santé 2010, 3,9 % de la population a eu des pensées de suicide durant l’année écoulée, avec un maximum dans la tranche d’âge 45-54 ans pour les deux sexes (5,1 % chez les hommes et 5,2 % chez les femmes). Le genre est une variable importante : les femmes sont en proportion plus nombreuses que les hommes à avoir pensé au suicide au cours de l’année (4,4 % chez les femmes et 3,4 % chez les hommes).

La dépression est le premier facteur de risque des pensées suicidaires et des tentatives de suicide, quel que soit l'âge. Vient ensuite le fait d'avoir subi des violences (sexuelles ou non). Il faut y ajouter le fait de vivre seul, la situation de chômage, un faible niveau de revenu, la consommation de tabac et celle d'alcool (surtout chez les femmes). Enfin, l'appartenance aux minorités sexuelles est également un facteur de risque (les homosexuels hommes sont particulièrement concernés).

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